6 gestes pour limiter sa pollution numérique

Regarder la série du moment en moins d’une journée, partager les photos de son weekend à Moorea sur les réseaux, laisser son ordinateur portable branché toute la journée… Autant d’habitudes qui peuvent nous sembler anodines, mais qui ont pourtant un impact négatif sur l’environnement. Aujourd’hui sur Maeva Expat, découvrez 6 gestes pour limiter sa pollution numérique au quotidien. Le cinquième est notre préféré

Comment ça, le numérique pollue la planète ?

Vous saviez que le numérique, c’est 4% des émissions de gaz à effet de serre (GES) sur Terre ? Hé oui, entre :

  • La fabrication de nos équipements (ordinateurs, tablettes, smartphones ou objets connectés) qui nécessite de l’énergie et des métaux rares
  • Les datacenters qui tournent non-stop (et avec la clim pour éviter la surchauffe)
  • Et nos usages sur Internet : les recherches web, les vidéos en streaming, les boîtes mail qui débordent…

La pollution numérique est bien réelle ! Vous cherchez des solutions pour réduire l’impact de votre activité en ligne sur la planète ? Ne bougez pas, la suite devrait vous intéresser

 

Y aller mollo avec les vidéos en streaming

Que ceux qui n’ont jamais passé un dimanche soir devant des challenges de danse tahitienne ou des vidéos de chatons beaucoup trop mignons lèèèvent la main ! Rassurez-vous, on ne va pas vous dire d’enterrer votre vini dans votre fa’a’apu pour ne plus y toucher. Mais quand on pense que le visionnage de vidéos en ligne, c’est 300 mégatonnes de CO2 pour l’année 2018… Ca vaut le coup d’adopter deux-trois réflexes pour limiter (un peu) notre impact au quotidien. On a pensé par exemple à… :

  • Regarder les derniers épisodes de sa série entre amis ou en famille. Histoire que les vidéos ne soient visionnées qu’une fois (malin le lynx)
  • Télécharger la musique (légalement) plutôt que de regarder des clips vidéos en boucle
  • Bloquer le mode « lecture automatique » des vidéos sur les réseaux sociaux (il suffit d’aller dans ses paramètres)

 

Faire le ménage dans sa boîte mail pour limiter sa pollution numérique

Okay, vous voyez Marie Kondo ? Mais siii vous savez, « THE » experte en rangement qui vous fait trier vos chaussettes par couleur et jeter vos vieux pilou-pilou. L’idée, c’est de faire pareil avec votre boîte mail : un grand tri ! On vous en parlait dans notre article sur les éco gestes à adopter au travail, tous nos mails sont stockés dans des data-centers ultra énergivores. Alors autant adopter quelques gestes simples dès aujourd’hui :

  • Se désabonner des newsletters qu’on ne lit pas (comme les offres spéciales de son ancienne salle de sport en France)
  • Supprimer les mails inutiles : ceux qui n’ont jamais été ouverts ou qui végètent dans une boîte mails « poubelle »
  • Optimiser la taille des pièces jointes. Exemple : au lieu d’envoyer par mail les 152 photos de votre sortie aux Lavatubes à la famille en France, pourquoi ne pas utiliser un de ces sites de stockage de données gratuits pour les transférer ? L’avantage, c’est que le contenu sera supprimé au bout de quelques jours.

Limiter la consommation électrique de ses appareils

Bon, vous nous voyez venir. Ça va peut-être vous surprendre, mais si Internet était un pays, ce serait le numéro 3 sur le podium des plus gros consommateurs d’électricité dans le monde ! Carrément dingue. Heureusement, on a quelques conseils pour vous aider à limiter votre consommation d’électricité (et votre facture), comme :

  • Checker son ordinateur, tablette ou smartphone quand il est chargé (chargé à 100%, il continue de consommer de l’électricité inutilement)
  • Débrancher ses appareils en veille la nuit (console de jeu, imprimante, box Internet…) pour éviter le gaspillage d’énergie. 4h de veille, ça équivaut à 1h de conso !
  • Utiliser un ordinateur portable plutôt qu’un fixe (il consomme jusqu’à 80% d’énergie en moins)

 

Surfer sur Internet autrement

Les vidéos c’est une chose, mais faire des recherches sur Internet aussi, ça pollue. Pour limiter leur impact environnemental, on peut par exemple :

  • Enregistrer ses sites préférés en « favoris ». Au lieu de chercher « blog EDT Engie Tahiti » sur le moteur de recherche, taper directement edt.pf dans la barre de recherche (et squeezer l’étape « moteur de recherche »).
  • Utiliser des moteurs de recherche un peu plus écologiques (un qui compense son empreinte carbone en plantant des arbres par exemple)
  • Fermer les onglets ouverts qu’on ne consulte pas (et qui s’actualisent non-stop)

 

Se déconnecter des réseaux sociaux de temps en temps

On est tous pareils : lâcher son vini des yeux, c’est pas siii évident lorsqu’on est connecté à internet. Et pourtant, pour notre bien-être à tous et celui de la planète, ça vaut le coup de le passer en mode avion de temps en temps. Hé, ce serait pas le moment de passer la journée du côté de Teahupo’o ou de partir en randonnée dans nos vallées ?

 

Offrir une seconde vie à son ordinateur ou son smartphone

Vous le savez sûrement, mais la pollution numérique commence dès la fabrication du matériel. Et pour produire nos téléphones, nos ordinateurs et nos tablettes, on a besoin de métaux et de pas mal d’énergie. Alors tant qu’à faire, autant garder ses appareils le plus longtemps possible ! Voici quelques pistes pour y arriver :

  • Bichonner son appareil, en installant un antivirus (pour limiter les pannes) et des applications pour le cleaner régulièrement. On vous apprend rien, mais on préfère le rappeler au cas où.
  • Plutôt que de mettre son vini au fond du tiroir de sa table basse et d’en acheter un nouveau au moindre souci, on peut le faire réparer en magasin ou participer à un atelier collaboratif de réparation au fenua.
  • Offrir une seconde vie à son téléphone : en le revendant sur un site de petites annonces en local par exemple.

Ne pas abuser des vidéos en streaming, éviter de laisser ses appareils électriques en veille, penser au recyclage de son vieux matériel… Voici déjà quelques idées si vous souhaitez réduire votre pollution numérique au quotidien. Vous avez envie de creuser le sujet ? Il y a un guide hyper intéressant sur la face cachée du numérique sur le site web de l’ADEME (on vous met le lien direct pour éviter de passer par le moteur de recherche ). Sinon on a plusieurs articles qui pourraient vous intéresser sur le zéro déchet en Polynésie et sur les écogestes pour protéger les plages de Tahiti et de nos îles. Parce que le numérique, ça pollue certes, mais ça permet aussi de partager les bonnes idées pour protéger notre fenua

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